Costa Rica

Le 6 février 2008

Malgré sa superficie très modeste, le pays connaît une diversité étonnante de microclimats, régionaux ou même locaux. Son climat est globalement caractérisé par l’alternance entre une saison sèche (décembre à avril) et une saison humide (mai à novembre). Mais, alors que la côte caraïbe reçoit beaucoup de précipitations durant toute l’année, la saison sèche est nettement plus marquée sur la côte pacifique, tandis que dans le nord-ouest (Guanacaste, Nicoya), il peut s’écouler plusieurs semaines sans qu’une pluie n’arrose la terre. La Vallée centrale, où se loge la capitale San Jose, connaît quant à elle un « printemps perpétuel » avec des températures de l’ordre de 22 à 25? C tout au long de l’année.

Costa Rica


De 15 à 21 jours
De 2.500,- € à 4.000,- € par personne

Le prix varie en fonction de la durée de votre circuit, de la période choisie, du type d'excursion, du niveau des hébergements, du type de véhicule, du nombre de voyageurs et du taux du dollar US

IDENTITÉ

superficie totale : environ 51.000 km², soit près d’une fois et demie la Belgique ou un dixième de la France.

population : environ 3 millions d’habitants.

religion(s) : 95 % de catholiques pour 1 % de protestants et 4 % de cultes divers.

langue(s) : espagnol ; l’anglais est couramment pratiqué.

décalage horaire : en été - 8 heures, en hiver - 7 heures.

durée moyenne du vol : 14 heures jusqu’à San Jose.

monnaie locale: Costa Rican Colon ( CRC). Quelle monnaie emporter en voyage? Des USD (le taux de change de l’Euro est assez défavorable)..

électricité: adaptateur nécessaire.

Nature: paradis de l’écotourisme

L'appellation n'est pas usurpée grâce à un excellent réseau d’espaces protégés couvrant plus de 25 % du territoire national. Les parcs nationaux costaricains, pour la plupart de création assez récente, ont permis de mettre à l’abri des milieux naturels précieux menacés par le développement économique accéléré et l’augmentation rapide de la population humaine. Ici, contrairement aux pays voisins, parcs et réserves sont très facilement accessibles et disposent pour la plupart d’une excellente infrastructure d’accueil.

Maillon essentiel du « pont terrestre » qui relie l’Amérique du nord et l’Amérique du sud, le Costa Rica est caractérisé par une remarquable diversité de climats, de reliefs et de paysages: depuis les plus hauts volcans et leurs forêts d'altitude jusqu’aux rivages marins et leurs mangroves.

Une flore et une faune fabuleuse : le Costa Rica est considéré comme un des pays du monde ayant une diversité biologique la plus élevée par rapport à la superficie. On y a dénombré quelque 850 espèces d’oiseaux, près de 400 espèces de reptiles et amphibiens et plus de 200 espèces de mammifères. La famille des orchidées rassemble à elle seule près de 1200 espèces connues !

Les oiseaux sont sans nul doute ceux qui fascinent le plus les visiteurs, avec quantités d’espèces plus colorées et spectaculaires les unes que les autres : perroquets, toucans, colibris, frégates, pour n’en citer que quelques-unes, sans oublier bien sûr le mythique quetzal.

Les reptiles et les amphibiens foisonnent et fascinent, depuis les gigantesques tortues marines des côtes jusqu’aux étonnants dendrobates des forêts pluviales, en passant par une multitude de serpents (dont les redoutables « fers de lance » et autres « maîtres de la brousse »), le spectaculaire iguane vert, etc.

Les mammifères quant à eux, pourtant bien présents, sont passés maîtres dans l’art de la discrétion. Aussi ne faut-il pas formuler d'attentes exagérées. Les singes (saïmiris, atèles, singes hurleurs et autres) font partie de la liste des espèces que le voyageur voit généralement, au même titre qu’un occasionnel paresseux ou coati. On peut raisonnablement espérer observer le tatou, un tamanoir, un tamandua ou une bande de pécaris en maraude, mais il ne faut pas trop s’attendre à surprendre une espèce aussi fantomatique que le jaguar, le tapir ou l’ocelot. La forêt costaricaine préserve à merveille l’intimité de ses habitants les plus farouches…

Parmi les « musts » naturels (les plus accessibles):

- le Parc national de Cerro Chiripo, situé en majeure partie à plus de 2000 m d’altitude et qui permet l’ascension du plus haut volcan du pays, en traversant une succession de milieux naturels très différents ;

- le Parc national de Caño Negro, pour le spectacle de son avifaune ;

- le Parc national de Barra Honda, avec ses grottes spectaculaires ;

- le Parc national Manuel Antonio, un des plus populaires du pays, pour ses superbes paysages côtiers et les bonnes possibilités d’observation de la faune forestière ;

- le Parc national Santa Rosa, qui protège la plus grande étendue de forêt sèche d’Amérique centrale ;

- le Parc national de Corcovado, une des plus grandes étendues protégées de forêt tropicale de plaine en Amérique centrale ;

- le Parc national Tortuguero, le plus important site de ponte des tortues vertes de toute la zone caraïbe;

- les volcans Poas, Irazu et Arenal et le spectacle des coulées de lave.

Culture: un héritage avant tout colonial

Les traditions culturelles du Costa Rica reflètent davantage l’héritage des colonisateurs espagnols que les influences amérindiennes ou afro-américaines. Le modèle catholique, qui met avant tout l’accent sur la famille et l’église, est érigé en véritable manière de vivre. L’influence hispanique est également prédominante dans la musique. On peut retrouver l’influence amérindienne dans les bijoux, les objets en cuir et certains vêtements.

Le Musée national de San Jose permet de se familiariser avec la saga locale du café et de la banane ou de se faire une idée sur les événements fondateurs du pays, en particulier la guerre civile de 1948. Le Musée de l’Or, toujours à San Jose, renvoie aux origines du pays et aux rêves futiles des conquistadores : c’est un des plus importants en Amérique centrale.

Rencontre des populations: une mosaïque étonnante

Si le Costa Rica évoque pour vous la rencontre avec des communautés traditionnelles, vous courez grand risque de rentrer déçu ! La population actuelle du pays semble avoir effacé toute trace ou presque de celle qui peuplait ces terres à l’origine. Les spécialistes évaluent à moins de 1 % de la population (c’est-à-dire seulement quelque 30.000 personnes !) la population d’origine amérindienne : parmi les six groupes indigènes (Bris-Bris, Cabecars, Malekus, Terrabas, Borucas et Guaymis), seuls les Borucas ont su préserver les caractéristiques culturelles qui leur étaient propres à l’arrivée des Espagnols.

Effort Physique: sur terre, sur l’eau, sous l’eau

La marche à pied est le moyen idéal (et souvent unique!) de découvrir les espaces protégés du Costa Rica. La majorité des parcs nationaux possède un réseau de sentiers permettant de découvrir leurs richesses naturelles et d’observer certains de leurs habitants. Les randonnées proposées peuvent satisfaire tous les goûts : promenade d’une demi-heure aux alentours des hébergements, trekking de plusieurs jours en forêt dans le Parc national de Corcovado… En montagne, ce sont les dénivelés qui représentent la difficulté principale, tandis qu’en plaine (et surtout le long de la côte caraïbe), chaleur et humidité tempéreront sans doute quelque peu l'enthousiasme du marcheur le plus aguerri…

Pour les amateurs de sports nautiques : les rivières qui dévalent des flancs des montagnes, torrentueuses à souhait, se prêtent idéalement au rafting. D’autres cours d’eau au tempérament moins fougueux permettent de pratiquer le canoë ou le kayak, tandis que les adeptes du kayak de mer trouveront leur bonheur dans les estuaires et les baies marines abritées.

Pour les plongeurs : Le spectacle sous l’eau équivaut parfois en richesse au spectacle offert par la nature sur la terre ferme : les plongeurs ont le choix entre divers sites réputés, comme par exemple la péninsule de Nicoya, Playa del Coco, Playa de Ocotal, Playa de Hermosa et bien d’autres encore… ou pourquoi pas l’Ile de Coco, un bout de terre de quelque 6 km de long sur 4 km de large.

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