Dormir avec son bébé : un débat (toujours) ouvert

Le 10 novembre 2015
Une maman dort avec son bébé dans le lit parental

 

Les jeunes parents s’interrogent régulièrement sur une pratique à nouveau prisée : est-ce une bonne chose de dormir avec son bébé ? Les spécialistes débattent encore des avantages et des inconvénients du co-dodo. Entre une meilleure confiance en soi de l’enfant ou une emprise trop fusionnelle avec les parents, entre une meilleure qualité de sommeil ou un risque accru du syndrome de mort subite du nourrisson, les professionnels n’ont pour l’instant pas tranché. D’un pédiatre à un autre, d’un pays à un autre, d’une culture à une autre, le discours et les pratiques diffèrent. Revenons ensemble sur les risques éventuellement encourus, ainsi que les bénéfices avancés et les conseils à suivre.

Co-dodo : quels sont les risques ?

Faire dormir son bébé dans le même lit que ses parents impliquerait un risque pour sa sécurité. Un danger d’étouffement peut être provoqué par les parents trop fatigués ou consommant somnifères, alcools, etc.. L’asphyxie peut également être causée par les éléments de la literie (couette, oreiller…). Placer son bébé dans un lit d’adulte crée un danger de chute, voire d’emprisonnement, le nourrisson se coinçant entre le matelas et le sommier, ou la tête de lit. Si la température de la pièce dépasse les 19°C ou que bébé est trop couvert, c’est cette fois l’hyperthermie qui guette. Notez que la présence permanente de bébé dans le lit conjugal a des conséquences en termes d’intimité pour le couple, et peut poser des problèmes au moment où bébé va devoir prendre ses quartiers dans sa propre chambre.

Dormir avec son bébé : quels bénéfices et quelles précautions ?

Le bénéfice principal concernerait l’allaitement, les tétées étant plus pratiques, donc plus fréquentes. Ce lien spécifique avec le bébé réduirait les angoisses, et serait une garantie pour sa sécurité. D’autres études démontreraient une amélioration de sa qualité de sommeil. C’est le paradoxe des arguments entre pro et anti co-dodo sur la sécurité de l’enfant et son développement à moyen terme. Une étude sur 20 ans indique d’ailleurs que cette pratique n’a aucun impact, positif ou négatif, sur son développement cognitif futur.

 

L'outil idéal du co-dodo : le lit co-sleeper (Photo : Arm's Reach Co-Slepper Australia)

 

Si vous adoptez cette pratique, pensez à en discuter avec votre pédiatre qui saura vous conseiller. Notez déjà quelques précautions essentielles en faisant dormir votre enfant sur le dos pour réduire les risques de mort subite du nourrisson. Bannissez les couettes, la proximité des oreillers, et les matelas trop mous. Préférez une gigoteuse ou un drap, voire un berceau qui se fixe directement au lit des parents. Enfin, soyez attentif à empêcher tous risques de chute ou d’emprisonnement.

 

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